Je n’ai plus publié depuis le 25 août dernier….non non je n’ai pas quitté la blogosphère mais cette période de fin d’été est chargée. Très chargée….en termes d’organisation il s’agit d’être au taquet !!!
C’est en effet le moment de la récolte au jardin : les tomates donnent à foison, les betteraves doivent être ramassées si elles sont trop grosses, et les potimarrons aux feuilles fanées sont à point. Pour certain il reste encore des haricots verts et autres légumes pour les meilleurs jardiniers 😉 Par exemple, si les courgettes continuent de donner, c’est courgettes farcies au congélo.

Et n’oublions pas les fruitiers, notamment mes préférés : les pommes. Entre les récoltes et les transformations, pas un jour sans que je ne sorte l’économe, Momix, et mes bocaux en tout genre.

Moi j’adore cette période ou je joue la fourmi…car la bise ne peut m’attraper, tout est organisé.
Déjà il n’y a pas de gaspillage et en plus on fait des économies.
Par exemple depuis 1 mois j’ai transformé 80kgs de tomates du jardin et pas en tomates farcies. Voici mes préparations « fourmiesque » :
- je fais des sachets congélo de 700 grammes de tomates crues coupées en morceaux, 1 par semaine pour toute la période des potages…..humm….on reparlera de la recette;) Chez nous la période des potages c’est la moitié de l’année.
- je les transforme en sauce tomate que je mets bien chaude dans des bocaux à confiture retournés. Là encore je partagerai la recette. En tout cas cette année avec 50 pots je salive de mes futures lasagnes, pâtes à la bolognaise ou riz à la sauce tomate.
- je fais des tomates séchées, alors ça c’est une tuerie et la cigale qui s’en régale ne mesure pas le travail accompli par la fourmi 😉 Bien sûr que je partagerai aussi cette recette !
Pour les potimarrons ou les pommes, ils peuvent se conserver dans un endroit sombre et sec. Alors pas en tas bien sûr mais à plat dans des caisses. Le potimarron commence à s’abimer à partir de décembre donc petit à petit à partir d’octobre je le coupe en dés, et je le met en sachet de 600grammes au congélo, là encore pour de futurs potages. En réalité quand je prépare un potage, j’en fais 4 doses de 600grammes de potimarron. Un est cuisiné le soir même et les 3 autres congelés, et ça entre octobre et décembre. Ainsi à partir de janvier je n’ai plus qu’à sortir mes doses de potimarrons congelés.

S’agissant des pommes nous sommes des grands fous dans la famille, on en mange beaucoup crues, cuites mais aussi en compote. Cette année entre les pommes gentiment offertes par les parents de mes amies (Clin d’œil aux vendéens Joseph et Marie-Andrée et aux Vayens Jean-Louis et Marie-France) et celles ramassées dans mon jardin et celui de mes voisins, j’en ai transformé 100kgs en compote. Le reste est acheté chez le fournisseur bio local, de bonnes pommes, des gens sympas, du circuit court bien plaisant !
Organisation : voilà le maître mot. Les pommes il n’y en a plus, si on respecte les saisons bien sûr, entre avril et août. Sauf que les mangeurs de compote que nous sommes ne peuvent s’en passer alors je congèle 70 litres de compote pour les mois sans pommes. Sinon de Septembre à mars, chaque mois nous transformons (je dis nous car c’est un travail partagé dans le couple) 20kgs de pommes par mois en compote que je conserve dans des bocaux avec le même principe que la confiture ou la sauce tomate.
Dans mes compotes j’y passe également la rhubarbe de mon jardin.
Tout est noté sur un tableau Weleda au dessus des congélateurs, et à chaque fois que nous nous servons, nous décomptons. Nous ne perdons jamais rien au congélateur. Tout est calculé et consommé.

Je congèle également des pots de pesto de 200 grammes avec du basilic offert au marché en fin de saison.
Et n’oublions pas la ratatouille que je mets en conserve – 12 bocaux – 1 par mois.
Alors certes la fourmi que je suis est moquée par ses enfants qui disent que nous sommes parés en cas de guerre mondiale….mais ce sont ces mêmes enfants qui mangent sainement grâce à cette anticipation.
Pour utiliser les réserves ainsi réalisées, mieux vaut prévoir ses menus à l’avance. C’est un plaisir de manger ce qu’on a fait mais c’est aussi sacrément économique.

Moi j’adore cette période où l’automne nous annonce des moments à l’intérieur, au chaud avec de bons petits plats en prévision….et j’aime me dire qu’en cas de guerre mondiale on aura au moins à manger… et à partager !!!
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